jeudi 15 mars 2012

834 : mercredi 14 mars 2012

Jean a dit «il y a la confiture de rhubarbe, il y a la mer calme au crépuscule, il y a les sourires, il y a les toits sous le soleil », il y a les lauzes, le calcaire, les schistes, il y les toits-citernes, il y a le zinc mais il y a les ardoises d'Angers, il y a le chaume, le roseau ou la paille, et il y a les tuiles de terre cuite, les tuiles à emboîtement, les tuiles Arboise rectangulaires, les tuiles à relief, les tuiles pannes et les tuiles plates, les petites tuiles écailles émaillées, les tuiles plates longues, les tuiles petit moule et il y a les tuiles canal, posées au mortier ou avec une chanlate bois, les tuiles imbrices rose très pâle, verdies, ou beiges, il y a les tuiles canal préfabriquées qui n'en sont pas, comme le canada-dry qui n'est pas je ne sais quoi, il y a les tuiles de bois et les tuiles de marbre et maintenant il y a les tuiles solaires.

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Du jour où elle se libéra des mots des autres, la voix de Rosalie pris un timbre plus léger, plus grave. Elle chantait d'une brise nouvelle portant l'odeur d'un renouveau, loin des aigüs crispé d'un diaphragme compressé d'angoisse. Rosalie se découvrit un rire sonore, et savoura aussi les doux chuchotements des fins de soirée printanières.

mercredi 14 mars 2012

833 : mardi 13 mars 2012

Les Paragraphes voudraient bien……………..oseraient bien……………..ils se verraient bien……………………des copeaux……………dans la…………..mer… ils rêvent……….. de poudre de ciel………………..d’étoilements………………….de désert……….ils se mettraient bien……………………du vide……… dans la panse………………………..du blanc…………entre les………………..maux…………ils se……………………………… feraient………….simples……………d’esprit…………… pour………………………………. laisser………….passer………….la lumière…………….Mais Niet ! La règle c’est la règle.


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Charlotte laisse le sel couvrir son visage. Ces jours sans sommeils, ces heures de tristesse... Elle aimerait tourner son visage vers le soleil et s’imprégner de l'absence. L'absence de souffrance, de bruit, l'acceptation de ses croix quotidiennes. Aujourd'hui, Charlotte ne sait que croire hormis que son seul salut passera par elle.

mardi 13 mars 2012

832 : lundi 12 mars 2012

Et le Saint-marcellin ? Bonne idée ! De faire fortune, pour redistribuer ensuite le profit aux plus nécessiteux ? Like it too ! Pas de place pour les autres, alors… Idem, mieux encore : 111 111. Et la littérature est utile à tous les âges de la vie.


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Elle termine cette journée triste sur un éclat de rire. Anne savait faire cela, se tourner vers la lumière des choses et l'espoir d'un ailleurs.

lundi 12 mars 2012

831 : dimanche 11 mars 2012

La Poule d’Eau se demande souvent qui de la Poule ou de l’Eau. Mais elle finit généralement par se dire que si la réponse est dans la question qui est dans la réponse qui est dans la question, autant se taper une omelette.


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La gorge nouée, elle s'avance dans l'allée ombragée bordée de peupliers, puis d'un fossé, d'une butte, et de champs. A perte de vue, le soleil asséchant les cultures, et cet amas presque opaque de poussière qui reste près du sol sans jamais vraiment retomber. Protégée par ce qu'il reste d'arbre, elle regarde la campagne désolée, les tiges qui cassent au vent, tant d'heures de travail disparues en si peu de jours...

dimanche 11 mars 2012

830 : samedi 10 mars 2012

Jean a dit «il y a l'ordre, il y a la sagesse, il y a la lecture, il y a la mesure et la beauté» et il y a la rondeur un peu sale d'ancienneté des quatre gros fruits alignés sur un banc, en belle ordonnance, que l'on regarde, debout, comme des défis.

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Les mots s’abattent sur elle en une avalanche brutale. Il n'y a pas d'issue possible, pas d'alternative. Elle laisse les cris fondre sur elle, égratigner son estime et sa confiance en elle. La voix qui la domine résonne rageusement, chaque virgule creuse un bleu sur son âme et chaque point défonce l'espoir.

samedi 10 mars 2012

829 : vendredi 9 mars 2012

Les Sirènes de la Mer Morte chantent des chansons paillardes en buvant du vin de vinaigre. Les marins de passage leur versent sur la tronche les restes de midi.

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Météore [de la beauté], toute sa vie, depuis le premier souffle et le premier œil percé de lumière et enseveli sous le monde, et ses rumeurs et ses parfums, et son immanquable remuement, permanent, perfide et permanent, mais aussi depuis le premier souvenir, pas le premier choc, mais sans doute le premier trauma, qui est un choc formulé avec du corps, et puis enfant, dans la grande solitude de l’enfance, puis jeune adulte, dans l’idiotie de cet âge, et puis vieillissant car vient un point où il n’y a plus rien d’autre que le pire en marche, il avait poursuivi claudiquant [quelque chose] qu’aucun autre de ses contemporains, de ses voisins, de ses pairs, n’avait semblé jamais pu même soupçonner l’existence, n’avait semblé jamais ressentir la pression ou n’avait semblé jamais dû éprouver la nécessité, ce longuement-frôlement d’une présence, d’une présence invisible, inodore, non physique, une présence justement de ce qui ne se satisfait pas d’être seulement matériel, justement de ce qui ne se résout jamais à être seulement ramené à de la présence, mais au contraire quelque chose fait [d'éphémère] dont le compagnonnage permettait d’avancer tout à la fois, comme il inquiétait toujours, et cette compagnie n’était pourtant pas pesante, ne pouvait l’être, comme éphémère, mais permanente pourtant, immatérielle et pourtant sensible, et cette compagnie murmurait à l’endroit des clous du destin, là où dans la vie on s’engage vers quoi on ne peut reculer, cette compagnie revêtait un caractère tout autant surnaturel, étranger plutôt, comme un hôte, comme un rythme, comme un pouls qui se laisse oublier[et fondamental], comme tous les organes savent le faire et toutes les machineries de précision qui ronronnent, clignotent et s’agitent à l’intérieur, sans qu’on en aie jamais ni conscience, ni peur, ni envie, sans qu’aucune sensation particulière ne se fasse jour, ou alors si dans la maladie, la maladie qui justement enrayait l’engrenage, mais de ce point de vue là on peut dire qu’il a été plutôt épargné, ce qui lui laissait présager que, compte tenu que chacun mérite son lot de souffrance sur la terre, il ne serait pas d’une vieillesse profonde, et là il se trompait, puisque justement il avait entendu, on peut bien le dire à présent, la musique [que seuls les morts], c’est-à-dire la presque totalité des contemporains, des voisins ou des pairs, c’est-à-dire la foule infinie et l’armée la plus grande, que seuls les morts [ou leurs semblables], c’est-à-dire tous les autres, les vivants les souffreteux, les déployants les renfrognés, les bavards les silencieux, les uns et les autres, les bons comme les mauvais, les seuls et les plusieurs, cette musique était cette compagnie, ce fond sonore constamment allumé sur la paysage et les reliefs du corps, que tous [pouvaient entendre] et pouvait s’y rendre, et l’affirmer haut et fort, maintenant, c’était chose acquise, c’était ce pourquoi il avait vécu, souffert, s’était battu, s’était levé contre, s’était levé, avait pris la parole, avait combattu, avait dit non, c’était à présent évident, maintenant le oui.

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Avachie sur le strapontin, la peau contre la vitre, elle lève les yeux pour regarder le ciel par delà les arbres. Le train a ralenti et les branches des allées campagnardes ponctuent le soleil dans une danse sereine. Elle reste ainsi des heures tandis que les kilomètres filent, à sentir les vibrations et les cahots, le regard dans la lumière encore froide de la fin de l'hiver.

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Jamais Léon ne vit sortir la vérité d’un puits de science.

vendredi 9 mars 2012

828 : jeudi 8 mars 2012

La nuit tombée, Théo regarde les ombres jouer sur son mur. Sa fenêtre n'a pas de volets, et la lune s'ingénie à filtrer au travers de branches des arbres, pour composer des contes terrifiants et des monstres dégingandés.