vendredi 1 juin 2012

900 : jeudi 31 mai 2012


Les Trululu font ce qu’ils peuvent pour paraître innocents. Ils portent des gants de maille qui cachent au tout venant la vue de ce sang dont leurs mains sont couvertes depuis qu’ils sont nés. Ils arborent des sourires en carton qui remplacent avantageusement le rictus douloureux qui leur tient lieu de bouche. De requinquantes lotions éclairent encore un peu leurs visages affaissés. Et quand on leur demande ce qu’il en est du proche avenir, ils ne nous gratifient que d’une obscure parabole connue chez nous sous le nom de danse des canards.