vendredi 8 juin 2012

906 : jeudi 7 juin 2012


Les Crons naviguent de Trils en Trils et leur soif de vengeance est tout aussi incompréhensible.

mercredi 6 juin 2012

905 : mardi 5 juin 2012


Les Mères-d-Amour sont ainsi faites qu’elles cachent le plus longtemps possible à leurs petits l’existence des autoroutes allemandes à quatre voies sans limitation de vitesse. Certaines parce que c’est laid et d’autres parce que c’est dangereux. Et quand les petits l’apprennent, il est déjà trop tard. On leur a roulé dessus ou ils sont à leur tour devenus des Mères-d-Amour, pleines de préjugés sur l’Allemagne et la Beauté.

mardi 5 juin 2012

904 : lundi 4 juin 2012


L’amour est naturel ! Le rose et le bleu layette existent depuis le début du XXe siècle, et sans s’assombrir, à la différence de la lune.

lundi 4 juin 2012

903 : dimanche 3 juin 2012


Si mourir est un paradoxe, qu’est-ce alors que mourir de rire ? Voilà, à titre d’exemple, de quelle façon les Infréquentables se mettent la tête au carré à l’heure de l’apéricube.

dimanche 3 juin 2012

902 : samedi 2 juin 2012


Jean a dit « il y a la nuit des temps, il y a l'obscurité des grottes, il y a les bisons et chevaux, les animaux qui vivent à la lueur, il y a aussi ces silhouettes en fil de fer, il y a les mains », il y a Fuente del Salin, Vilhonneur, Gargas et Bornéo, il y a la grotte Chauvet et la grotte Gosquer, il y a la marque d'une gifle qui a voulu faire mal, il y a la peinture blanche écaillée de la main que j'ai évité de piétiner dans ma rue ce matin.

samedi 2 juin 2012

901 : vendredi 1er juin 2012


Les Piliputiens se tiennent à une portée de main de nos rêves. Ils en pâtissent parfois, l’été, quand on les prend pour des mouches. On ne peut ni tout savoir ni tout voir. Et ils passent pourtant, ces soirs de juillet bêtement pastissés par notre manque de discernement. Ils passent comme passe juillet.

vendredi 1 juin 2012

900 : jeudi 31 mai 2012


Les Trululu font ce qu’ils peuvent pour paraître innocents. Ils portent des gants de maille qui cachent au tout venant la vue de ce sang dont leurs mains sont couvertes depuis qu’ils sont nés. Ils arborent des sourires en carton qui remplacent avantageusement le rictus douloureux qui leur tient lieu de bouche. De requinquantes lotions éclairent encore un peu leurs visages affaissés. Et quand on leur demande ce qu’il en est du proche avenir, ils ne nous gratifient que d’une obscure parabole connue chez nous sous le nom de danse des canards.