samedi 7 janvier 2012

767 : vendredi 6 janvier 2012

Le chant lui parlait. Sans réelle intention, l’être lointain renvoyait vers Tamel une grande part des petites parcelles de l’univers qui lui parvenait et qu’il laissait rebondir sur sa surface lise, leur donnant parfois un peu de couleur ou d’odeur supplémentaire. Si l’on avait pu lire dans la conscience de ce soleil, un petit refrain se serait fait entendre : « touhytt…touhytt…touhytt », à l’intérieur d’un halo de grande bienveillance.

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Dans les vestiges de l'ombre, une étincelle s'agite. Franck est sur le toit, encore. Assis sur la crête, il observe la ville, une bière à la main. Bientôt, l'aurore donnera naissance au jour, au songe d'un lendemain. En attendant, il reste, sur le toit, dans le vent un peu froid. Dans l'entre-deux de promesses non tenues qui lui permettent de continuer, d'attendre, d'espérer.

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Jeu Prenez une feuille blanche et un crayon à papier. Debout ou assis, fermez les yeux et pensez à un visage. Imaginez que vous le parcourez du doigt… le front, les sourcils, l’arête du nez, les joues, la bouche dont vous suivez lentement le dessin, le menton, les oreilles… Ouvrez les yeux et prenez votre crayon. Dessinez immédiatement ce visage. Ne trichez pas. Qui voyez- vous ? Si cela vous dit, vous pouvez nous le raconter. Vous pouvez recommencer l’expérience avec un mot que vous tracez les yeux fermés. Vous devez voir votre doigt qui dessine chaque lettre. Ouvrez les yeux. Écrivez ce mot. Quel effet cela fait-il ? Vous sentez-vous détendu ? Bien. Maintenant, allongez-vous. Fermez à nouveau les yeux et imaginez que vous êtes un géant et placez vos deux mains autour de la terre. Qu’allez-vous faire ? La caresser ? La secouer ? La faire rouler ? La lancer ? L’écraser ? La déplacer ?... Si vous jouez à plusieurs, il est intéressant de connaître ce que chacun a imaginé. Vous pouvez aussi mener le jeu en famille ou avec des amis. Demandez-leur, par exemple, de vous décrire le monde, toujours les yeux fermés. Chacun à son tour dira ce qu’il voit. Notez tout, avec le nom de chacun. Cela ne doit pas durer plus de cinq minutes par personne. A la fin, lorsque tous se sont exprimés, relisez ce que vous avez noté. Vous serez étonné du résultat et les réactions ne manqueront pas. Les variantes de ce jeu sont infinies. N’hésitez pas à en proposer.

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La déesse, toi et moi, celui qu'on appelle le simple, on voguait vers là où le soleil se lève. Aujourd'hui je me souviens de ce long trajet monotone qui, sur le coup, m'a semblé insignifiant. Qui saura, un jour, toutes les conséquences qui ont découlé de cette dérive ? La puissante déesse s'était engagée pour te protéger contre vents, marées et même pire. Tu te concentrais pour trouver le meilleur retour, le courant, la vague. Et moi, peut-être que je découvrirai demain la nature du lien mystérieux qui vous unit. Décidée à faire un tour chez les mortels, Athéna prit cette fois l'apparence d'une chouette blanche. Cette nuit tu rêves du sourire de ta femme, le reflux des vagues te réveille, les paysages défilent, un sourire aimé disparait et tu regrettes ta vie d'avant. Plus tard, vieux et sage, je découvrirai la chasse, passerai ma vie dans les bois. Athéna avait tenté de convaincre d'autres dieux de te prêter main forte, mais beaucoup préféraient ne pas se mouiller, un mortel errant et confronté à la colère de la mer leur semblait condamné d'avance. Un beau matin, tu débarques sur une crique pelée, comme à chaque fois mes pas s'incrustent dans tes traces comme s'il n'y avait aucune autre issue. Nous parcourons une forêt d'oliviers en espérant découvrir âme qui vive, mais rien, même pas un chien errant, on tourne en rond... Une chouette blanche regardera ton navire disparaître à l'horizon puis s'envolera dans des piaillements rauques. Emporté jeune dans les tourments de la guerre et des voyages, j'avais oublié d'où j'étais parti; quand je me posais la question en fermant les yeux, aucun paysage n'apparaissait sous mes paupières. Toi, tu revois systématiquement le doux sourire de celle dont tu es si loin à chaque fois que le soleil se couche, à chaque battement d'aile de mouette, à chaque grondement de ressac. La chouette blanche disparaitra derrière l'horizon et nous tenterons une fois de plus d'oublier nos divagations, les déesses virevoltantes et les femmes éphémères... Quand il y a plusieurs années, j'avais appris que ton armée se préparait, j'avais couru jusqu'à la plage pour rejoindre les premiers convois; un matin béni où l'air était léger, le ciel rose et où, jeune, insouciant et ignorant du pouvoir des dieux, je me précipitais sur tes traces et dans la gueule du destin. Te soutenant depuis le début, Athéna apparaitra ici et là et ailleurs, sous diverses formes, et heureusement remettra plus d'une fois ton navire sur un bon cap. La déesse mettra un point final à ton interminable histoire : après d'interminables péripéties tu rejoindras ta femme, elle sourira comme jamais ; désorienté, je disparaîtrais dans des circonstances plus ou moins brumeuses; à moins que, lassé de la chasse et nostalgique d'expériences exotiques, une envie viendra, celle de raconter ton épopée, ou du moins de tenter de le faire sans oublier aucun détail...

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Excofier, au comptoir du troquet, en bas, évoque cette fille qu’il appelle étrangement Celle. Contrairement au prévu, elle n’est pas familière du Tone. « Elle aurait trente printemps et vient de la ville — attention, je ne dis pas Sisteron ou Gap ou Vaison, mais bel la ville, la capitale même. De Paname oui, messieurs, aussi vrai que je vous vois. Elle aurait aussi de la famille dans le coin — pas lui donc, pas le Tone, qui l’a simplement hébergé contre un peu de travaux ménagers, depuis qu’il est veuf, vous savez — et elle aurait hérité de la ruine du Rehaut, mais vu l’état, n’est-ce pas. On l’appelle Celle, ça pourrait être un prénom de chez nous. » Le mot s’est répandu, et vite parce que du neuf est rare ici. Surtout du neuf vivant. On a bien sûr des vacanciers, des passants, des pressés, qui s’installent ou à peine, et achètent et restaurent des maisons. Et ça y est, l’autre est parti sur un autre chemin, comment trouver une distillerie qui permette d’éviter les taxes et d’émonder un peu de vigne, de poires ou de noix dans l’alcool. On passera au prochain cochon, aux incuries du conseil municipal, et au SPANC, qu’il va falloir que je refasse tout dans le gazon et qui c’est qui va payer ? farigouleBASTARD est resté comme avec une truite dans la gorge — à plus pouvoir bouger. Et c’est un long travail de tuyauteries et de bulles qui éclatent dans ses abajoues pour se donner un masque satisfaisant. Et déjà parti, à remémorer sa rencontre et que cette jeune femme et ci et mi. Pour ce qui est des femmes, il n’y avait guère de place ; et la place la prenant toute, avec clapiers et mises bas, et fourrage et la pipe, qu’elle en était pas plus attirante. Le travail ça permet d’oublier qu’on est seul, et puis les bêtes. Et puis on s’accommode mal d’un berger, à marcotter toujours ailleurs qu’on pense. Il y a avait bien eu toute l’histoire de la Vieille mais ores préfère ne plus y penser, ne pas se rattacher à ça comme à un souvenir, quelque chose de soi, un sol solide où poser le pied. Extravagance, errance, erreur, une méprise, un malentendu, tant la vie et le monde en est empli, on n’a plus à raisonner cela. Dix, quinze, vingt après, alors que tout n’a été que laines et bouquets, voilà qu’on trouve un peu de bleu dans le ciel et de rayon au soleil et moins de piques à demain. Voilà qu’on se lève soulagé, moins écrasé par la nuit puis le jour. Voilà qu’on noie moins ses mains dans le sale ou l’alcool ou les herbes grasses sous une forme — ou l’autre. Il allait falloir s’y mettre, tâcher de descendre, tâcher de vérifier qu’une bouche, on l’a bien, et que même rouillée, elle est encore là ! Tâcher de nettoyer ses doigts de la crasse de la fatigue et du mal des os qui la fige comme celle d’un mort. Tâcher de trouver des prétexte, dans le tableau, pour dériver avec, pour s’y lover comme jusque là dans le silence. Ô farigouleBASTARD redevient un homme ! Ô farigouleBASTARD vient se frotter au monde ! Ô farigouleBASTARD lâche la crête et vient brûler ses ailes au quotidien ! Elle serait splendide, la bergerie nettoyée, comme un petit château à défendre, comme un four à pain qui serait la seule source des rivières au village, et là choyée, comme un petit graal, en un seul morceau, bijou prononçable, un trésor qu’on n’a pas honte de désirer. Qu’on pourrait en écrire des lignes. Qu’on pourrait raconter sa vie, qu’est pas rose, qu’on pourrait même se taire, d’un commun accord, le sachant, pour respirer le moment. Un silence une harmonie. Moins le dos les jambes les doigts.

vendredi 6 janvier 2012

766 : jeudi 5 janvier 2012

Dans les yeux d’un Chaland, un Chaland voit un Chaland qui voit un Chaland qui voit un Chaland qui voit un Chaland. Voilà qui là-bas, à tout un chacun suffit largement. C’est pourquoi les Chalands détestent les échos et les arbres généalogiques.

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Sa main était creusée et striée de veines bleues saillantes qu'on pouvait presque voir pulser. Elle reposait sur des draps blancs immaculés, dans une paisible immobilité. En face, Jeanne regardait, le lit, cette lumière éblouissante venant du dehors. Jeanne songeait au vide, elle pensait à la légèreté d'un corps face au poids de la mort.

jeudi 5 janvier 2012

765 : mercredi 4 janvier 2012

Ce serait un amas en bataille de nuages gris, grandes masses sombres glissant sur grisaille mouvementée, se fuyant, se heurtant, se mariant, un tumulte lent qui nous survolerait en grand élan, assez haut pour ne pas être réellement menaçant, un spectacle que je choisirais de saluer comme une distraction après des jours de calme lumineux. Ce seraient des blancheurs lumineuses qui feraient irruption entre des boursouflures, se déformeraient, seraient effacées, recouvertes, renaîtraient un peu plus loin. Ce serait plus tard, au cœur de ma lecture dans l'antre, une baisse de la lumière et puis le bruit de la chute molle d'une averse.

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De ce coin de néant, Tamel, après un peu de temps - dont il n’aurait pu dire la quantité, toute pulsation extérieure aux siennes lui ayant été retirées - après un peu de temps, Tamel ouvrit un œil. Ou tout du moins c’est l’impression qu’il eut car l’obscurité était moins absente. La vision lui revenait. Quelque part, il apercevait un contour, et de ce point de temps à autres, une lueur, ou un chant s’élevait.

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Trois gouttes sombres sur le tapis, un rayon de lumière et le monde qui bascule.

mercredi 4 janvier 2012

764 : mardi 3 janvier 2012

Sur le versant du sommeil les Muglons sont plutôt bien lotis. Ils dorment, c’est selon, entre 20 heures et 23 heures par nuit. Certes les choses tournent chez eux un peu au ralenti mais au final, elles tournent, et c’est bien là la leçon. On pourrait s’étonner et se dire « Mon Dieu, quelle drôle de double vie ! ». Mais il faut également savoir que les Muglons ne rêvent pas. Le contraire les épuiserait. Ils dorment, ils dorment pour de vrai. Et ils s’offrent encore le luxe inouï, durant leurs courtes journées, de flirter avec l’ennui.

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Replié, Tamel occupait beaucoup moins de place. Il avait même le sentiment de ne plus en occupait du tout. Etrangement, un sentiment de grande plénitude le gagnait et baignait son absence matérielle et ce qu’il restait de sa présence en esprit. Il percevait de plus en plus intensément le caractère merveilleux de la création, l’immense cadeau qu’était la possibilité même de cet émerveillement en particulier dans la position particulière qu’il occupait, à savoir à l’abri de tout regard dans cette petite parcelle de néant où il s’était lové.

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Soraya fonce tête baissée, dévale les escaliers du métro et essaye de ne pas penser à cette image pourtant gravée en elle, elle s'est levée ce matin, s'est étirée et est descendue faire chauffer de l'eau pour son café. Il était temps d'aller à la fac, c'était sa routine du matin. Elle n'avait pas prévu, cependant, de trouver ses parents occupant la cuisine d'une façon très intime et dérangeante. Soraya admet qu'elle y pense, au sexe, qu'elle fantasme, qu'elle sait que (presque) tous les humains font l'amour, mais ses parents non, elle préfère penser qu'elle est un miracle de la nature arrivée sur terre par hasard. Elle est partie le ventre vide avec ce film brûlant sa rétine, laissant enfin derrière elle l'innocence aveugle de l'enfance.

mardi 3 janvier 2012

763 : lundi 2 janvier 2011

Un talus, deux rosiers, une enfilade d'arbres fondus les uns dans les autres... L'air siffle dans ses oreilles tandis qu'il dévale la pente. Sa caisse en bois grince, les roues vacillent mais tiennent, il se penche d'un côté ou de l'autre pour en compenser les faiblesses. Bientôt la pente s'adoucira pour terminer dans une flaque rafraichissante, il se lèvera grisé de sensation et le monde tanguera joyeusement avant qu'il ne remonte pour recommencer, encore, des heures, jusqu'à l'heure du goûter.

lundi 2 janvier 2012

762 : dimanche 1er janvier 2012

Les Dieux Mille Douze ne vont pas plus mal qu’hier et pas mieux que demain. Certains sont obsédés par l’éternel retour alors que d’autres ne pensent qu’à l’adultère, en bien ou en mal. D’autres, enfin, se disent que mieux vaut tard que jamais ou s’en lavent les mains. Bref, ils mènent leur vie d’hommes et de femmes sur un tapis de ronces et de pétunias et ne souhaitent surtout pas que l’on fasse de leur cas un gratin d’endives.


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Ce serait jeté dans un coin du ciel, s'étendant peu à peu, une vapeur blanche, aussi transparente qu'une mousseline très fine... non ce n'est pas cela, ce serait une houppette un peu usée, affinée, sur laquelle resterait un peu de poudre rose infiniment pâle... Mademoiselle Lesieur aurait dit de sa voie flûtée «on dirait l'aile d'un ange».. ce serait tout bonnement un nuage presque impalpable que tu aurais photographié. J'aurais trouvé la photo, je serais restée là, penchée sur elle, rêvant parce que telle était mon humeur, et le miel de montagne, épais mais liquide, d'un brun chaleureux, à la saveur trop sucrée, puissante, aurait glissé de mon toast, une goutte se serait écrasée à la jonction de cette vapeur blanche et du ciel, et malgré mes efforts une tache serait restée, estompée mais évidente – j'aurais cachée la photo au milieu de la pile et me serais éloignée.


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Ce jour là, Quand Tamel ouvrit sa case à courrier il n’y avait qu’un petit billet plié en quatre. Rentré chez-lui, après avoir soigneusement étalé le papier sur la table il put lire une petite écriture fine, nerveuse, aux lèvres étroites et serrées qui disait « monsieur, l’autre jour, passant devant ma demeure, vous siffliez un air extrait des musiques de Gurdjieff, personnage à l’origine de mouvements sectaires. Par ailleurs les tonalités de votre sifflet m’incommodent et sont tout à fait mal venues dans une rue dont je vous rappelle qu’elle m’appartient. Je vous prie donc d’emprunter un autre chemin pour vous rendre là où il m’indiffère que vous vous rendiez et de vous dispenser par la même occasion d’écrire – même si ce n’est qu’à la craie – sur les trottoirs des phrases aussi stupides que : [ « Gurdjieff est la figure la plus immédiate, la plus valable et la plus totalement représentative de notre époque. » Peter Brook ]. Après être resté un instant dans une apnée totale du corps et de l’âme, avec les gestes inverses de ceux qu’il avait fait pour déplier le message, Tamel le replia, puis se plia lui-même, et disparut.


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Elle se réveille d'un long sommeil. Ses yeux interrogateurs ne questionnent plus, elle sait. Sophie repousse ses lourdes boucles blondes et avance loin du passé. Derrière elle, des draps de lavandes et des jours blancs. Devant elle, l'inconnu et c'est bien : Sophie sourie, enfin, et marche droit devant elle.

dimanche 1 janvier 2012

761 : samedi 31 décembre 2011

Avant que l’aube de l’an nouveau ne rosisse l’horizon, les Perleatur sacrifient à la braise mirobolante et au marteau tronçonneur seize galantes, onze cabris et cent trois blancs-de-fesse. Voilà une bien cruelle façon de tourner la page sur la roue du temps. Faut-il pour autant s’en indigner ? Appeler les pompiers ? Mais quoi ! N’a-t-on jamais vu un rite abscons devenir en moins de mille ans une coutume abstraite ?


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La montagne au loin lui indiquait la direction de son village. Depuis trente ans il en était ainsi et depuis trente ans la possibilité d’un retour chez les siens était un hôte silencieux de l’esprit de Tamel. Silencieux mais dont la présence était aussi dense que celle du chat, immobile qui s’était renouvelé à trois reprises, sur le coussin du fauteuil qui lui faisait face, au coin du feu. Un jour, tous les deux, ou ceux qui auront pris leur place, à travers les changements de lumière qui quotidiennement modifient l’âme et le corps, un jour ils repartiraient dans la direction que conservait précieusement au loin le géant immobile.